Une commission sur l’éducation à la petite enfance, financée par le milieu des CPE

Cela fait 20 ans depuis que la politique familiale au Québec a été lancée, une commission sur la petite enfance va consulter les parents et les associations, les spécialistes et les institutions afin de faire une évaluation, les acquis et les évolutions.

Autrefois, cette consultation est commandée par le gouvernement ou qui investit financièrement dans cette commission, mais cette fois ci c’est à l’association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) et ses associés qui se charge de la faire.

Toutefois, Sébastien Proulx, ministre de la Famille et de l’Éducation, a pris part au lancement de la Commission sur l’éducation à la petite enfance, à Montréal. Il était accompagné de l’ex premier ministre Lucien Bouchard, qui avait été le premier à lancer ce programme il y a 20 ans.

Le ministre actuel qui avait indiqué la semaine passée une consultation portant sur le succès éducatif a jugé « qu’il faire un bilan du travail des réseaux concernés ». Il a apprécié le fait que cette initiative soit pris non pas le gouvernement mais par une association.

En fait, cette commission qui va commencer sa consultation à partir du mois d’octobre va effectuer son travail à un moment où le réseau des centres de la petite enfance a subit des ponctions budgétaires élevées à 120 millions de dollars suite à la réforme gouvernementale du financement des services de garde.

Le dirigeant de l’AQCPE, Louis Sénécal, a indiqué pour sa part que le réseau était toujours persuadé des effets dévantageux occasionnés par ces compressions budgétaires et qu’il est entrain de faire un travail pour prouver ses dires.

« Nous sommes entrain de faire une évaluation des effets sur le terrain de cette réforme sur le financement. Il y a certes des enjeux inattendus. Nous allons fournir des preuves avec des documents à l’appui et si cela doit être porté au niveau politique, nous le ferons » a indiqué M. Sénécal.

L’ex chef du gouvernement Lucien Bouchard, a quant à lui défendu le côté important de la politique familiale qu’on a souvent présenté comme une richesse du Québec.

« Souvent on dit que cela est coûteux, sous prétexte que c’est lourd. Les montants qui y sont investis sont importants. Mais tous les pays le font dans le monde surtout dans ce secteur » a-t-il précisé.

Le milieu syndical souhaite interpeller Québec

De nombreuses associations syndicales qui assistaient à l’événement ont indiqué qu’ils s’attendent à ce que le gouvernement puisse donner faveur à leur doléance en ce qui concerne les choix budgétaires.