Plusieurs enfants dépistés dans les écoles de Saint-Denis souffrant de caries

Un dépistage bucco-dentaire effectué au cours de la période 2015-2016 dans plusieurs établissements scolaires à Saint-Denis montre que plusieurs enfants sont touchés par des caries.

Autrefois, la mairie menait une campagne de prévention pour éviter ce genre de fléau. Maintenant, ce sont les médecins qui examinent les enfants. La consultation portait sur les classes de moyenne section, dans 17 établissements scolaires sur les 34 maternelles que compte la ville. L’opération a consisté à examiné 857 écoliers. Et pour certains écoliers c’était pour la première fois qu’ils voient un dentiste.

Mais il fallait que cela soit réalisé, car parmi les écoliers examinés, plusieurs souffraient de carie. Et certains d’entre eux présentaient cinq caries et souvent des abcès dentaires. « L’abcès dentaire c’est douloureux. Nous avons des enfants qui ont mal, mais qui ne savent pas comment exprimer ce mal et ne sont pas conduit chez un spécialiste » déplore Elisabeth Belin, maire-adjointe à la Santé. « Il y a d’ailleurs des enfants qui avaient toutes les dents cariées », réaffirme Ketty Tremblaye, l’une des spécialistes qui a prit part au dépistage. J’ai envoyé certains de ces enfants vers les urgences. C’est une situation alarmante. »

Ces résultats dépassent les chiffres nationaux, comme le prouve cette avancée récente, réalisée sur un échantillon représentatif de 20 Caisses d’assurance-maladie. En fait, il n’y a que 19 enfants âgés de 6 ans et 21% d’entre eux âgés de 12 ans qui doivent être soumis à des soins dentaires.

Il faut dire que dans ce genre de cas, cela est du au fait qu’il existe certaines familles qui vivent dans la précarité à Saint-Denis. D’après une étude du ministère de la Santé menée, des inégalités sont identifiées chez les plus jeunes surtout dans le cadre de la santé des dents car sur« neuf enfants sur 10 enfants de professionnels n’ont jamais connu de caries alors que chez les enfants d’ouvriers, on trouve plus de 7 qui souffrent de caries ».

« On note des populations importantes à Saint-Denis, des difficultés à trouver des logements et le fait d’aller se faire soigner les dents ne fait pas partie des prérogatives…», explique Ketty Tremblaye.