Quand sera-t-il propre ?

    Du fœtus qui fait pipi sans état d’âme dans son liquide amniotique, au petit de 2 ou 3 ans réclamant le pot pour y faire volontairement ses besoins, il y a un long chemin à parcourir : celui de l’acquisition de la propreté. Pas à pas, voici comment l’accompagner.

    Propreté, quand sera-t-il prêt ?

    Tout d’abord, petit rappel d’anatomie : les reins filtrent les déchets transportés par le sang et les transforment en urines qui descendent de chaque rein jusqu’à la vessie par un canal, l’uretère. La vessie est fermée par un petit muscle circulaire, le sphincter, qui se dilate en même temps que la vessie se contracte, permettant ainsi la miction ou l’élimination du pipi.

    La conduction nerveuse, permettant à votre tout-petit de percevoir les sensations et de commander ses sphincters, se finalise entre le 9e et le 24e mois environ. En attendant, son système nerveux n’est pas encore assez mature. Il est totalement soumis à des réflexes dépendant de la moelle épinière : il urine automatiquement sans y penser. Lorsque sa vessie est pleine… elle se vide tout simplement ! Il en va de même pour les selles. Le sphincter du rectum se dilate sous la pression de la matière fécale.

    1-2 ans : les signes indiquant qu’il peut être propre

    Au cours de cette deuxième année, la maturation neurologique de votre enfant progresse à grands pas. Quand il sera capable de relever un certain nombre de défis psychomoteurs, vous pourrez en déduire qu’il est apte à agir par la volonté sur l’ouverture et la fermeture de ses sphincters.

    Il se relève facilement quand il tombe ? Il sait monter et descendre seul un escalier ? Il shoote dans un ballon dans une direction donnée ? Il réussit à transporter un seau plein d’eau ? Il est physiquement prêt à devenir propre. Il a entre 18 et 22 mois, parfois moins… parfois plus !